mardi 7 mai 2013

Ce débat sur le sexisme et le féminisme qui pose question

Ca n’en finit pas : l’arrivée en masse d’articles au sujet du sexisme dans le jeu-vidéo a soulevé un fameux débat dans cette sphère que je « fréquente ». Qu’il s’agisse de dénonciations d’un sexisme (par Marl_Lard, Canard PC, Arrêt Sur Images, …), d’un florilège de discours féministes parfois éclairés parfois juste réactionnaires et violents, ou de manifestations antiféministes vives et brutale, …  

On est face à un bouillon de choses, à une masse d’informations qui ne peut que questionner. Voire, dans mon cas, révolter. Révolte contre moi-même, contre l’irrespect ambiant, contre les auteurs des articles sus-cités, contre les sexistes qui imposent leur vision étriquée, ... J'ai écrit ce (trop ?) long texte pour tenter de comprendre ce qui me dérange dans ces lignes : faire la part des choses entre ce qui nous dérange car nous sommes pointés du doigt et réagissons de manière défensive (le ton agressif de certain(e)s auteur(e)s n'aidant en rien), et d'autres éléments du discours qui me choquent profondément et ne collent vraiment pas à l'idée que je me fais d'une société plus juste.  


Le sexisme dans le jeu-vidéo et les discours sur le patriarcat

De manière générale, il me semble les réactions qui critiquent l’article de Mar_Lard se situent sur cette généralisation autour du terme "communauté geek" et les exemples parfois faiblards ou peu représentatifs qu’elle fournit. Je pense qu'en basant une critique sur ce point précis, nous risquons  de passer à côté du fond de l'article et du problème soulevé.
Car ce qui est important n'est pas de savoir si telle communauté est plus ou moins sexiste, si les joueurs véhiculent plus de nauséabonderies que les autres. Non, on est face à la révolte d'une femme qui se considère comme "geek" et qui transmet sa révolte sur ce qu'elle observe dans le milieu (vaste et varié) qui la passionne. Elle a l'honnêteté de se focaliser sur ce qu'elle connaît. Le souci c'est que son ton agressif donne l'impression qu'elle chie dans le cou de tous les gens de la communauté qui, en ne réagissant pas, banalisent/autorisent ces actes. Or je pense plutôt que son discours dénonce un patriarcat qui s'exerce insidieusement partout, y compris dans nos "communautés".

Ce patriarcat est un point intéressant, mais qui me semble parfois utilisé comme le « point Godwin » du féministe, permettant de couper court au débat à la réflexion. Quand je lis les réactions aux articles, j’ai l’impression que si l’avis venant d’un homme est positif alors on le considère comme un avis d’une couille molle qui tolère cette société "patriarcale" et s'il est négatif son auteur est un pire connard qui participe activement aux choses dénoncées. (Je grossis les traits, mais c'est mon sentiment.)
Je comprends tout à fait qu'une pression sexiste existe et qu'elle est nourrie par de nombreux éléments dans la société, mais réduire chaque homme à un participant volontaire ou involontaire de ce système et donc le décrédibiliser systématiquement au moindre débat devient plus épineux.
De plus, cette décrédibilisation (parfois violente) à l’égard du propos masculin que l’on peut voir chez ces auteur(e)s me semble inscrit dans une position tout à fait paradoxale et intenable : d’un côté nous retrouvons un discours véhiculant l’idée que tout peut être contrôlé, allant jusqu’à dénier les effets des hormones sur le corps sexué, et donc refuser dans le fondement même de notre biologie l’effet d’un genre, et de l’autre nous avons un discours énonçant l’écrasante force de masses extérieures à nous, ce fameux « patriacat » par exemple, et analysant tous les évènements avec une grille de lecture genrée. Or, si le patriarcat est véhiculé par ces auteur(e)s comme quelque chose de négatif et de malheureusement dominant dans nos sociétés, en refusant le discours d’un individu masculin et en le réduisant violemment à cette « masse », ces auteur(e)s ne font que donner plus de puissance à ce patriarcat.

A ce propos, j’aimerais particulièrement réagir à cet article à propos d’un livre de John Stoltenberg, plus particulièrement à ces mots :

« ainsi leur sympathie (nb : des hommes concernés par le sexisme) et leur intérêt deviennent-ils des prétextes pour introduire une parole plus «raisonnable», plus «équilibrée» («il y a des torts des deux côtés») et pour mettre sur l’agenda des féministes des thèmes –des devoirs de vacances– qu’elles n’ont pas choisis. En d’autres termes, aujourd’hui comme en 1970, ils parlent à la place des femmes. »

C'est irréfutable : en parlant en tant qu'homme je parle systématiquement à la place des femmes puisque je m'intéresse aussi à elles. Cela sous-entend qu'un intérêt ne peut pas être authentique, que la question du genre est première à toutes valeurs… J'ai le sentiment que ces paroles sont sexistes car elles cherchent absolument un biais de genre fondamental à toutes questions.
Ensuite, l’article met en avant la position de John Stoltenberg. Je résume cette dernière comme un bourrin : on ne pourrait pas, en tant qu'homme, participer au débat féministe, puisque nous ne pouvons pas voir le problème en tant que femme et nous dégager de ce patriarcat. Il prône l'idée d'un homme qui reste homme mais qui met ses couilles (et ce que cela sous-entend dans les rapports dominants) dans le placard pour observer le patriarcat de l'intérieur et en donner une analyse aux féministes (femmes). Livrer les clés de nos fonctionnements aux femmes pour qu'elles mènent le combat contre le patriarcat. Ce discours est intéressant mais m'inquiète car il sous-entend deux choses :
  • On n'est pas dans la situation d'un autre donc on ne peut pas tenter de comprendre ce qu'il vit. Or c'est là balancer à la rue tout le travail des psychologues. Je ne vois pas en quoi, si un travail psychologique peut être fait entre des personnes de différentes cultures (ce qui demande un gros travail de partage constructif), on ne pourrait pas le faire entre un homme et une femme. Il en est de même dans le débat féministe. Je ne vois pas en quoi avec cette différence de genre, l'avis du mec serait systématiquement ruiné à cause du système "patriarcal".
  • Cela présuppose qu'un rapport dominant-dominé est systématiquement négatif. Cette "intuition" m'agace et sous-tend l'idée qu'un rapport de domination entre deux individus est figé (Je pense d'ailleurs que cette vision de la domination comme figée fait naître l'impression -que j'ai parfois- que certains/es féministes voudraient inverser le "rapport de force" et donc reproduire un patriarcat dans le matriarcat.). La solution proposée à partir de cette intuition : il faut tenter de supprimer les rapports de domination tout court. Et bien moi, ce genre de solutions me font chier : chacun peut choisir sa position si elle ne fait de mal à autrui. Combien de couples ont ces rapports de domination fluctuants comme moteur de leur sexualité ou de leur vie amoureuse ? Une grande majorité selon moi. Personnellement, je trouve que c'est agréable ou du moins très intéressant de se faire parfois dominer, que ce soit dans la communication ou dans les rapports sexuels. Je pense que beaucoup de couples très satisfaits (c'est une intuition) jonglent entre les rapports dominants-dominés et que cela nourrit énormément cette même satisfaction. 

Questionner la violence du discours

Il y a une seconde chose qui m'a dérangé dans certains propos d’auteur(e)s féministes (Marl_Lard mais aussi CrêpeGeorgette, dont voici un article intéressant ) : c’est violent et sans concession. Pourtant, on observe qu'ils font bouger certaines choses et qu'une prise de conscience est là. Cet "électrochoc" n'est donc pas vain, même dans sa forme la plus brutale…

Voici l’exemple d’un gars qui s'est fait proprement démolir lorsqu'il a réagi à l’article de CrêpeGeorgette. Lire ça m'a placé dans un état de tristesse profond. Ce gars, de ce que je peux en lire, est une d’une gentillesse apparente et rien ne justifie de telles agressions verbales. 
L’article de l'auteure est pourtant très intéressant, j'ai donc suivi son auteure sur twitter, mais j'ai vite arrêté face à la violence gratuite et son rapport paranoïaque vis-à-vis de la parole masculine.
                                            
Est-ce que la violence peut être utile pour faire avancer les choses ? Est-ce que, dans l'histoire, ceux qui font bouger les choses étaient-ils eux aussi de violents (dans le sens propre du terme) défenseurs de leurs idées, inflexibles et inaccessibles au débat car nourris uniquement par leurs convictions?
Si ces gens, malgré leur violence, permettent un mieux dans notre société, alors c'est très bien. Mais j'ai peur que cette façon de faire n'engage qu'une autre forme de violence, un autre rapport de force qui ne changera pas le fond du problème.


Une autre perspective sur le patriarcat et le matriarcat

Le point de départ de ma réflexion vient de cette présupposition considérant que le patriarcat est fondamentalement mauvais et qu'il est le propre de l'homme (masculin). Il y a une chose que chacun accepte implicitement dans ces articles : l'homme fait le patriarcat et ce patriarcat dessert les femmes. Je pense que cela est à prendre avec de grosses pincettes, et qu'il s'agit d'un point de vue réducteur tant pour la femme que pour l'homme. Je vais tenter d'expliquer cela le plus simplement possible. (On est mal barré, j'vous l'dit.)

S'il y a majoritairement des hommes qui contribuent au patriarcat, je doute que le patriarcat soit exclusivement masculin. Il en est de même pour le matriarcat. Le débat féministe devrait peut-être changer de paradigme et passer d'un paradigme des genres à un paradigme des positions. J'ai le sentiment que le patriarcat et le matriarcat sont des positions symboliques que nous vivons en tant qu'individus que nous projetons au niveau social.

Je vais entrer dans une analyse qui emprunte directement à la psychologie, plus particulièrement à la psychanalyse, et ses acquis théoriques qui sont globalement acceptés même chez ses détracteurs : lors de notre enfance nous nous constituons "traditionnellement" autour de deux parents, père et mère, et chacun contribuera en grande partie notre structure psychique. "Traditionnellement", encore, on remarque que le père tient symboliquement un rôle "paternel" : le père fait loi, même si concrètement il ne dit pas grand-chose, il a un rôle implicite qui pose les limites. La mère tient symboliquement un rôle encore plus fondamental : celui du soin, de la base de sécurité, de la structure. En gros, je reprends une phrase récemment lue "si l'homme trouve sa base en sa mère et son fondement dans son père, c'est en lui-même qu'il prend origine" (J. Schott). Si la réalité de ces rôles*, dans notre constitution d'homme social, est tangible et inaliénable rien n'indique que ces rôles sont fixés à un genre ou à un lien de sang.
En effet, on sait bien qu'un enfant adopté par un couple homosexuel peut se porter à merveille : car chaque parent, du même sexe, aura pris un rôle symbolique différent. De même qu'un enfant élevé seul par un parent (qui tient donc un rôle symbolique maternel : le soin) pourra trouver ce rôle symbolique paternel ailleurs, au travers d'un ami, d'un oncle, d'une tante, d'un professeur...

Donc, ces deux rôles symboliques nourrissent la constitution de l'individu et on a la preuve qu'ils peuvent coexister : l'un ne doit pas forcément primer sur l'autre. D'ailleurs si cette coexistence ne se passe pas bien, et que le père symbolique (par exemple) prend le dessus, l'individu aura des difficultés psychologiques (je ne vais pas entrer dans les détails, ce n'est pas le centre du sujet).

Or, il me semble que ce que nous définissons comme patriarcat et matriarcat renvoie directement à une vision sociale et macrologique de ces deux rôles symboliques et constitutifs : le matriarcat est l'équivalent du rôle symbolique maternel, traditionnellement constitué de femmes, mais pas uniquement. Il en est de même pour le patriarcat. Dans ce cas, développer une analyse de genre et uniquement de genre reviendrait à noyer le fond du problème.


Doit-il y avoir un rapport de force ?

Je pense qu'il peut y avoir un rapport potentiellement sain et symétrique entre patriarcat et matriarcat. Être dans un rapport de force sans idée de domination figée : chacun accepte les forces de l'autre, dans une complémentarité. C'est peut-être là que le combat doit être mené : donner à chacun le choix d'accepter sa position malgré son genre biologique, tout cela dans un respect de l'autre position. 
Dans ce contexte, vouloir supprimer le matriarcat/patriarcat est illusoire (et est fort de conséquence) : qu'il s'agisse de la situation actuelle d'un patriarcat qui s'aveugle face à un matriarcat qu'il écrase, ou qu'il s'agisse de discours féministes sous-tendant une volonté de supprimer le patriarcat.
Travailler à arrêter cette discrimination entre patriarcat/matriarcat et à accentuer les contributions positives de leur complémentarité permettrait à chaque individu d'avoir une parole et une place quelque soit son genre et son positionnement symbolique. Je peux être homme ou femme biologiquement (et tout ce que cela implique au niveau sexuel/constitution), mais au-delà de ce statut je peux choisir mon rôle symbolique.

Je remets vraiment en question cette idée selon laquelle les hommes n'ont pas droit au débat. Chacun a un droit de parole et doit être accepté de par ce que sa singularité peut apporter. On dépasse l'idée du genre. Par contre, je comprends tout à fait l'agacement  des féministes devant  des commentaires d'hommes qui ne veulent pas accepter leurs responsabilités dans ce système et qui veulent "débattre" sans à aucun moment remettre en question leur position de privilégiés.

La vision d'un matriarcat/patriarcat qui dépasse les genres permet aussi de révéler des souffrances ignorées ou non légitimées par la société.
Prenons, par exemple, la séduction : il s'agit d'un rituel très scripté et très influencé par la culture dans laquelle nous baignons. Or la séduction dans notre société (disons France/Belgique) fonctionne d'une manière qui laisse une place dominante au rôle patriarcal. Elle est mise en place de telle façon qu'un individu peut difficilement échapper au rôle qui lui est socialement imposé.
Commençons par, grossièrement, résumer la séduction chez nous : des signaux sont envoyés par la femme et par l'homme. L'homme capte ces signaux et doit poser un acte concret qui transformera cette situation indéfinie et incertaine en situation claire de séduction (l'homme doit poser le cadre, faire "loi" en prenant une décision qui transforme la situation initiale. Il tient alors un rôle symbolique paternel fort.). Une fois l'acte de séduction posé, on attend de l'homme qu'il dirige les prochains RDV : il pose les limites de la rencontre amoureuse, se laisse désirer.
Cependant, cette vision socialement acceptée de la séduction peut ne pas être partagée par certain(e)s hommes/femmes ou alors entraîner des dérives :
  • Un homme qui a un rôle matriarcal peut refuser de prendre ce rôle patriarcal que lui impose la situation de séduction. Beaucoup d'hommes "timides" refusent d'entrer dans ce jeu et se retrouvent disqualifiés.
  • Un homme peut se "forcer" à tenir ce rôle patriarcal : on l'encouragera à se "faire la main" en se prenant quelques râteaux. Seulement, une fois le premier contact effectué et qu'il doit commencer à lui "faire la cour", cet homme peut reprendre sa position matriarcale où il va attendre les consignes de l'autre. Personnellement, je me vois encore, très amoureux, ne pas savoir attendre avant de recontacter la dame. Me "forcer" à attendre un jour avant de la recontacter parce que c'est "ce qui se fait". Et finalement, on ne tient plus et on commence insister pour que l'autre prenne la décision de se libérer et prendre un RDV amoureux. En faisant comme tel, on oblige la femme à tenir ce rôle patriarcal avec lequel nous sommes peu à l'aise. Si ce n'est -dans l'absolu- pas du tout un problème, cet acte rompt les règles implicites de séduction et peut souvent faire peur à autrui.
  • Une femme qui a un rôle patriarcal peut vouloir prendre les devants et aller vers l'autre pour poser l'acte de séduction. Mais, alors que l'on conseille aux hommes "timides" de se faire la main avec des râteaux, on ne conseillera jamais à une femme de prendre un râteau. Certaines femmes viennent en thérapie terrorisées à l'idée d'accepter leur position patriarcale et de poser cet acte, peur que l'échec de cet acte ne détruise leur image sociale et leur assises narcissiques. Voilà l'impact insidieux qu'une construction sociale rigide peut avoir sur les gens.
  • A l'opposé, une femme peut entrer à fond dans ce schéma de la séduction : rejeter l'homme qui se montre trop disponible, apprécier cette torture d'être sans nouvelle de l'autre et d'être à la merci de ses choix. Cette forme de la séduction met en place un filtre d'une redoutable efficacité : aucun homme acceptant le matriarcat ou assumant leur rôle matriarcal ne sera choisi. Est sélectionné l'homme ultra-viril écrasant le matriarcat. On connait tous la suite : un scénario à répétition où s'enchaîne les relations avec des hommes similaires, puis violences conjugales, ruptures, et rebelote.

Très heureusement, l'arrivée d'internet a permis de briser ces règles de la séduction. Cela permet à chacun d'y trouver une place qui correspond mieux au rôle symbolique qu'il veut prendre. Je peux y être une femme qui fait le premier pas, je peux y être un homme qui accepte des avances et se fait faire la cour. (Message d'espoir : internet c'est le BIEN \o/)

Selon moi, c'est précisément là que doit entrer le combat féministe : le sexisme vient de la contrainte de la position. Le sexisme vient d’une société forçant des personnes qui, malgré leur genre, souhaiteraient aborder une position patriarcale ou matriarcale.
On observe effectivement, grâce à la force et à la témérité du mouvement féministe, que les injustices que le patriarcat (principalement masculin) fait subir au matriarcat (principalement féminin)** sont dénoncées haut et fort. Les représentants du matriarcat brisent le tabou et prennent la parole. Mais j'ai l'impression que cela a entraîné pour beaucoup un malheureux amalgame où le matriarcat est considéré comme étant toutes les femmes et le patriarcat comme étant tous les hommes.

Cet amalgame a eu un effet pervers que l'on observe dans beaucoup de discours féministes, comme dans l'article de Mar_lard, avec cette décrédibilisation de la parole de l'homme dans le débat féministe (On en a discuté il y a quelques paragraphes, souvenez-vous, c'était il y a dix ans.). J'ai aussi l'impression que cela a contribué à un déplacement du tabou "matriarcal" (que les féministes brisent à raison depuis quelques décennies) vers un tabou du "patriarcat".
Même si cela reste une minorité, je pense qu'il y a aujourd'hui des représentants du patriarcat qui n'osent pas parler et dont les souffrances possibles sont systématiquement mises sous silence. Par exemple : pourquoi ne jamais parler de la violence conjugale envers les hommes ? Pourquoi ne pas parler du viol de l'homme ? Je pense qu'il y a, d'une part, la société qui ne désire pas s'étayer sur le sujet (cf. cette étude nationale sur les violences conjugales où l’homme n’est pas pris en compte, sans même que cela fasse questionner les auteurs : http://documentation.reseau-enfance.com/spip.php?article72 ) et, de l'autre, des hommes qui n'osent pas s'exprimer. Si les viols sont souvent tus chez les femmes, quelques indices et témoignages (souvent anonymes) nous montrent que les viols d'hommes sont d'autant plus cachés, honteux, inacceptables.

Or ne peut-on pas accepter qu'il y ait des problèmes dans les deux systèmes, et que de lutter pour les injustices d'un système (le matriarcat, par exemple) ne revient pas à détruire l'autre (le patriarcat). Et si cette dernière vision est celle de certain(e)s féministes, alors leur motivation est un renversement du rapport de domination. Et donc une inversion du problème. (Pas bien.)

Alors effectivement, dans l'histoire, dans nos sociétés actuelles, et certainement dans l'avenir le patriarcat restera majoritairement composé d'hommes et le matriarcat composé de femmes. Mais s'il y a acceptation de l'un envers l'autre, permettant à chacun de se sentir symboliquement plus femme ou plus homme sans se confronter au poids de la société, du genre et du tabou, alors j'ai l'intuition que les problèmes soulevés par les féministes ainsi que ceux cachés par les tabous actuels auront tendance à disparaitre.


La domination du patriarcat

En ça, je comprends et j'encourage cette dénonciation par les féministes : car nous faisons (en tant qu'hommes) majoritairement partie de ce patriarcat et nous sommes actuellement dans une position dominante qui nous conforte et ne nous encourage pas à considérer/respecter le matriarcat.
Il est difficile, lorsque nous sommes privilégiés, de se rendre compte de tous nos avantages. Surtout lorsque se remettre en question nous fait perdre un confort que l'ignorance nous offre.
Cependant, il me semble que le problème ne vient pas de l'existence du patriarcat même, mais d'un patriarcat qui nie l'importance du matriarcat.

Pour cela, et inversement aux nombreux articles féministes lus, je n'encourage pas cette vision selon laquelle l'explication se trouve dans une vision genrée. Ainsi, un homme plongé dans un fonctionnement patriarcal qui nie l'importance du matriarcat sera certainement un individu violent vis-à-vis de ce matriarcat. Pas parce qu'il est homme, pas parce qu'il est dans le patriarcat, mais parce qu'il profite du fait que le patriarcat est actuellement en position de force. Quelques exemples :
  • Chacun a pu observer l'existence d'hommes machos, sexistes, souvent homophobes, qui se veulent l'image de la virilité. Il ne s'agit pas pour eux de s'attaquer à un genre (comme le ferait croire la vision de Mar_lard), mais de s'attaquer à cette position sociale féminine. Ainsi, ce qui sous-tend cette haine de la femme et de l'homosexuel vient, selon moi, du même problème : le rejet de la position matriarcale. L'homosexuel homme qui prend un rôle matriarcal sera d'autant plus insupportable pour le mâle macho que cela lui renvoie la possibilité d'un matriarcat dans le corps d'un homme. Et cela est parfaitement incompatible avec la virilité supérieure qu'il arbore avec tant de fierté.
  • Un ami me posait la question du viol : je ne peux pas nier l'existence des viols qui font qu'une femme dans la rue aura des craintes qu'un homme n'aura jamais (cette peur est donc genrée). Je ne peux pas nier le triste fait que la société tente de trouver des excuses aux violeurs en dénonçant les habits "provocants" des victimes. Mais selon moi, le viol et le harcèlement sexuel peuvent être compris sous une vision patriarcale/matriarcale plutôt qu'une vision genrée. Je m'explique. De nombreux reportages sur les harcèlements de rue ont mis en évidence, d'un côté, la forte frustration sexuelle des hommes qui s'y adonnent et, d'un autre, le positionnement "d'hommes virils" qu'ils mettent en avant. Or, cette position viriliste que l'on retrouve fortement dans certaines cultures ne laisse pas la place au matriarcat : les personnes élevées dans une position patriarcale imposée par les deux parents ("Tu dois être un homme fort, un homme viril") n'ont pas eu l'opportunité de choisir leur positionnement dans la société. Si ces personnes veulent réussir à tenir ce positionnement imposé et s'ils veulent que leur identité reste cohérente, ils sont obligés de supprimer toute ambiguïté en eux, leur part de féminité. Ce rejet de la féminité est un rejet du matriarcat, pas inscrite dans le genre, mais qui va pousser à rejeter les représentants  de cette position : les femmes, certains hommes, les homosexuels. Rejeter la femme dans ce qui fait d'elle une femme vient à en faire un objet : objet de plaisir ou objet de famille, mais pas une femme à part entière. De là, le viol et le harcèlement peuvent trouver une piste d'explication (PAS UNE EXCUSE).
Que l'on s'entende bien : je ne cherche à victimiser personne, je cherche juste à comprendre les mécanismes qui peuvent pousser à poser ces actes. J'ai aussi conscience que je fais beaucoup de généralités : je tente de tirer un portrait grossier, mais éclairant de la situation. J'ai actuellement la conviction qu'un paradigme de "l'égalité et du respect entre patriarcat et matriarcat" plutôt qu' "entre hommes et femmes" est à la fois plus juste, plus éclairant, et moins stigmatisant. Et surtout, il empêche l'idée d'une revanche des genres, d'une inversion d'un rapport de force.

Je n'ai pas lu une quantité astronomique de textes sur le sujet et je pars souvent de ce que la psychologie m'a appris : j'ai écrit parce que le sujet me touche et que j'avais besoin de structurer mes pensées. Je vous invite donc à réagir, à me proposer des lectures, à me flageller en public 



* Par exemple, les études sur l'attachement (lié au rôle symbolique maternel) ont montré qu'on ne pouvait pas vivre sans attachement. Et qu'une carence en attachement menait à de graves troubles (hospitalisme, par exemple).
**Car vous l'avez compris, je ne suis pas d’avis qu’il faille mélanger le genre et le positionnement symbolique de la personne. Cependant le discours actuel tend à cet amalgame.

dimanche 27 novembre 2011

La musique, ça adoucit les moeurs et l'humeur. Alors manges-en!

Je suis récemment tombé dans une phase brutale de jazz. Ca a commencé doucement y'a quelques années par de l'electro-swing (Caravan Palace, Parov Stelar), et depuis quelques mois on peut presque parler de fanatisme.
Seulement le Jazz, c'est vaste, et c'est pas aussi accessible que le rock, par exemple. Donc il faut y aller à tâtons, en découvrant au fur et à mesure un univers extrêmement varié. L'apparition en force, ces dernières années, du nu-jazz (electro-jazz) et de l'electro swing permettent de découvrir des remix de vieilleries merveilleuses. Et donc de s'y plonger plus facilement.
Je suis loin d'avoir découvert le centième de toutes ces bonnes choses, mais j'ai pris plaisir à faire un mix (C'est un premier essai, avec les errances qui vont avec : le volume est parfois mal réglé. Mea culpa.)qui a pour but de faire découvrir des artistes de cet univers. C'est fait avec amour, alors régalez-vous mes petits =D !

dimanche 24 avril 2011

Douze hommes en colère : dans ma face.



J'ai toujours une grosse appréhension quand je lance un film qui est unanimement adulé. Surtout quand le film date et qu'il prend un sacré parti-pris. J'ai eu le coup avec "2001, l'Odyssée de l'Espace", film qui a complètement remis en question mon concept de l'ennui (bon, j'avoue, c'était pas complètement à jeter : y'a un foetus qui flotte dans l'espace.). Heureusement, "12 Hommes en Colère" mérite absolument tout ce qu'on dit de lui : c'est une réussite totale.

Ce film se savoure dans toute sa complexité, dans ses multiples facettes. Je ne m'étalerai pas sur la mise en scène (parfaite), ni sur le jeu d'acteur (parfait), mais plutôt sur toute cette fresque humaine qui nous est racontée. Et ça en trois points, en trois "tours de force" :
- Premier tour de force, les personnages sont tous très différents, et frôlent subtilement le cliché sans jamais tomber dans la caricature. Ils ont tous une psychologie admirablement travaillée qui se distille tout le long des minutes. Aucun manichéisme, juste des gens qui ont vécu dans certains contextes, avec certains apprioris, qui ont leur manière de se confronter à la responsabilité qui leur incombe.
- Deuxième tour de force, le réalisateur a saisi et mis en scène avec une justesse presque impertinente les rapports humains. Il faut pour cela se placer dans le contexte : le film est sorti en 1957, c'est à dire avant la majorité des découvertes en psychologie sociale, et il arrive à retranscrire de nombreux phénomènes de groupe, de persuasion, de dominance, d'autorité, ... C'est littéralement bluffant, et édifiant.
- Troisième tour de force, les thématiques abordées avec une extrème intelligence : immigration, stigmatisation, violence, peine de mort, ... Le film prend un recul éclairant, et apporte des réflexions avant-gardistes. C'est simple, les propos tenus et les problématiques soulevées sont encore d'actualité et évitent de tomber dans des stéréotypes sur la criminalité. Le discours éclaire de nombreux lieux-communs qui persistent encore aujourd'hui chez beaucoup de personnes.

"Douze Hommes en Colère" est un film puissant, intelligent, utile et accessible. Il met en scène tellement de choses passionantes, et le fait tellement bien... J'en suis encore sur le cul.

Il faut absolument que tout le monde voit ce film. Il faut le passer dans les classes de secondaire. Car il a, à mon sens, un pouvoir pédagogique puissant. En effet, il ne se contente pas d'énoncer un problème ; il donne les éléments qui expliquent, qui forgent le problème, il donne de l'eau au moulin et au débat. C'est quand même rudement plus intelligent qu'un Requiem For A Dream (par exemple, hein, mais je pense que c'est un film que beaucoup ont vu en classe) qui, lui, se contente de montrer que "la drogue c'est sale", qui crache sa problématique en jouant sur l'émotionnel.

dimanche 17 avril 2011

Pimp my blog... A little.





Prosternez-vous devant ... devant ... Les maigres modifications que j'ai apportées au blog ! Yeah !
J'ai changé la bannière, ça faisait d'ailleurs un bout de temps que je n'avais plus touché à photoshop... Mine de rien ces choses se perdent vite. J'ai donc pondu une bannière dans le même style que la précédente, peut-être un peu plus sobre. Ce n'est définitivement pas du grand art, mais n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez.
Ensuite j'ai changé un peu le code des couleurs, pour rendre le texte plus visible.

Mais il y a une chose qui a été actualisée avec amour et passion : la radio coups de coeur. J'ai ajouté de très nombreux morceaux (37, si je ne m'abuse) de style et d'artistes forts différents : Gonzales, Janelle Monae, Caravan Palace, Parov Stelar, Richard Cheese, Femi Kuti, Bonobo, ... Sans oublier le morceau "Funky Police Car" de "Eternal Erection" remixé par Headphonics, morceau d'une grand intensité lyrique qui donne envie de danser du funk en string sur des voitures (si, si), qui m'a été rapellé par ce cher Arnaud.
Je vous invite donc à y jeter une oreille, et je prendrai peut-être le temps de vous écrire un petit texte sur chacun de ces artistes qui m'ont bercé tendrement toute cette année.

Je vous rapelle qu'il y a aussi une radio jeux oldies, que je voulais aussi mettre à jour... Mais je me suis rendu compte à quel point j'avais déjà fait un travail de malade dessus (en toute modestie). Je pense sincérement que quiconque ayant joué un peu aux jeux-vidéo entre les années 1985 et 2000 ne peut que pleurer de nostalgie en l'écoutant.
Par contre, à part le Theme 2 de Tetris, je vois pas quoi ajouter d'autre... Donc je suis ouvert à vos suggestions : si une musique de jeu vous a frappé (que ce soit sur console/arcade, de la NES jusqu'à la PS2) et qu'elle ne se trouve pas dans cette radio, précisez moi le titre de la chanson et du jeu en commentaire et je me ferais un plaisir de l'ajouter.

Pour terminer ce petit billet, je voulais vous partager un montage photoshop que j'avais réalisé en Aout. Je l'avais proposé comme motif pour figurer sur notre pull de cours Psycho, mais certains ont eu la bonne idée d'imposer un thème disco en dernière minute... Donc ces dix heures de travail (oui, oui, au moins ça) étaient foutues à la poubelle. J'ai tout de même proposé mon motif, mais il n'a pas été retenu (et on se choppe un dessin atroce d'un type mal dessiné qui fait une pose disco. Super. Oui, je râle encore =D). Voilà le dessin :



Bon, alors, c'est peut être pas très clair pour celui qui n'a jamais fait la psycho. En gros, Skinner est un psychologue un peu excessif qui a énoncé le fameux principe du conditionnement opérant : tu fais un comportement (genre, un pigeon est placé dans une boite, il ne sait pas quoi faire donc il pousse un levier, pour le fun.), il y a des conséquences (par exemple, de la nourriture apparait dans la boite), et ces conséquences vont influencer la probabilité de reproduire le comportement (dans ce cas, l'apparition de la nourriture est une conséquence positive, donc la probabilité que le pigeon appuie à nouveau sur le levier est augmentée).
Mais ce petit filou de Skinner considérait sa théorie d'apprentissage comme absolument centrale dans l'explication du comportement animal et humain. Il était donc persuadé qu'en placant ses très jeunes enfants dans une grande boite, pour ainsi jouer sur leurs comportements et leurs conséquences, il allait aboutir à une merveilleuse éducation. Bah il est cohérent le mec, hein, il est persuadé que son principe est central donc autant l'exploiter à fond =D
Cette fameuse boite de Skinner, qu'il a utilisé pour de très nombreuses expérience sur des rats, des pigeons, des singes, ... et ses enfants, s'appelle la "Skinner Box".
Vous comprennez donc maintenant l'image que j'ai réalisée, qui tente de rendre justice aux pigeons/rats/singes/enfants traumatisés.

Bon, allez, j'en ai fini pour aujourd'hui. Bisou doux.

samedi 16 avril 2011

BACK FROM THE DEAAAAAAD !


Hell yeah !

Back from the dead, après 2 ans d'inactivité (Bouuuuh ! Le vilain ! Le sale !). Comme d'habitude, je n'ai pas une grande propension à déballer mes alléas quotidiens. Au programme donc : tout, mais pas mes alléas quotidiens. Bam ! Ca c'est de l'accroche !

Mais il est peut-être temps de dépoussiérer un peu l'endroit ; la bannière se fait vieille, la radio stagne, et quelques spams très subtils se sont glissés dans les articles comprenant des mots comme "windows" "seven" "xp" "vista". Youpi, vive la discrimination spamienne. C'est donc la main sur le coeur, et l'autre sur la souris, que je vais de ce pas arranger tout ça. Pif paf pouf.

Tu auras peut-être remarqué, cher lecteur attentif et avisé que je tutoies sans respect aucun, que mes dernières apparitions sur ce blog se sont toujours faites à des moments forts inopportuns. Globalement : la session d'examen de décembre 2008, le blocus de la session d'examen de mai/juin 2009, et avec ce message-ci nous arrivons pile deux ans après, c'est à dire au blocus de la session d'examen de mai/juin 2011. Bref, c'est toujours quand on absolument TOUT à faire d'autre que d'aller vomir des mots sur le net qu'on le fait, l'humain étant par définition une créature profondément paradoxale et chiante. Et là j'avais dit que je ne parlerai pas de ma vie, ce que je viens de faire : argument de la créature paradoxale validé.

Sinon, en deux ans j'ai tout de même fait quelques découvertes intéressantes en musique/livre/jeux-vidéo. Mais ayant une mémoire à très court terme, j'ai surtout envie de vous parler de ce qui fait vaciller mon coeur de jeune éphèbe poilu ici, là, en ce moment.

Parlons bien, parlons MUSIQUE.
Je dois avouer avoir un peu honte ces derniers temps : je suis tombé dans une phase de nu-jazz dont j'ai vraiment difficile de sortir. Je perds toute objectivité dès qu'un cuivre bien placé s'incruste dans un morceau typé electro, ça a commencé avec Caravan Palace, et ça a continué avec Parov Stelar. C'est de ce dernier dont j'aimerai bien causer : Parov c'est juste de la jouissance en barre, pour peu qu'on accroche au style bien évidement. Globalement très groovy et entraînants, ses albums sont généreux. Je ne peux d'ailleurs que vous conseiller l'écoute de l'album "coco", en deux CD, un premier qui alterne des tracks très douces et lentes à quelques morceaux hip-hop (de moyenne facture à mon gout), et un second qui se la joue "T'ENTENDS CE SON BIETCHE ? ALORS LEVE TOI ET DANSE DE TOUT TON KARMA SPECTRAL" juste parfait de bout en bout (en toute subjectivité, hein.).
Alors j'ai énoncé Caravan Palace, qu'on ne croie pas que je les assimile à Parov. Caravan Palace a pour lui une construction de ses morceaux et de son album plus riche, et une tonalité assez différente. Non Parov c'est surtout bon pour se foutre une bonne grosse pêche, pour déclencher un sourire orgasmique à la demande, ... Enfin, écoutez quelques morceaux et vous comprendrez.

Listen to THIS :

Si vous avez apprécié, n'hésitez pas à jeter une oreille à des groupes comme G-swing, Caravan Palace, De-phazz, ...

Parlons MIEUX, parlons JEUX !
Ahah, je dois vous avouer que ces derniers temps je joue très peu aux jeux-vidéo. Par manque combiné de temps, d'intérêt et d'argent aussi. Manque d'intérêt car il y a très peu de jeux qui arrivent à me happer dans leur "univers", je frise l'écoeurement face à ces milliers de jeux bruns et bourrins qu'on croise à la pelle, la jouabilité de ma wii me fait gerber (c'est pas peine d'avoir essayé), et le peu de jeux jap qui sortent du lot possèdent soit d'autres tares lourdes ou ne sortent juste pas. Heureusement je peux vous citer tout de même certaines perles comme Bayonetta (Un des meilleurs jeux de l'univers, le savais-tu ?), Nier (Qui a tout de même son paquet de défauts), Pacman Championship Edition DX, ...
Mais j'aimerai vous parler d'un jeu particulièrement sympathique : Desktop Dungeon.
Trois arguments, qui toucheront surtout l'étudiant pauvre et pressé : le jeu est BON, les parties sont RAPIDES, et il est GRATUIT. Bam. in ur face.


Le principe ? On est dans un mix entre le jeu de plateau et le jeu de rôle. Rassurez vous, les règles sont extrêmement rapides à assimiler et on maîtrise le gameplay en quelques parties. En gros, vous choisissez votre race (qui influe sur les bonus que l'on peut récolter), votre job (qui donne des caractéristiques à votre personnage : potions plus puissantes, magies plus nombreuses, ...) et vous lancez une partie. Le jeu est composé d'un écran fixe généré aléatoirement, rempli de monstres de niveaux de 1 à 10, d'objets, de magasins, et de parchemins magiques. Votre personnage est le seul à bouger ; vous pouvez prendre tout votre temps et explorer, les ennemis ne vous attaquent que si vous attaquez.
Le but ? Détruire le maitre des lieux, de niveau 10. Pour cela il faut prendre des risques, mais des risques considérés car la moindre erreur est fatale : tuer des monstres plus puissant vous rapporte beaucoup de points d'expérience, mais ce genre d'aventures risque de vous couter en potions (très précieuses), il faut gérer le moindre élément pour grapiller le maximum de potions et d'expériences et ainsi espérer tuer le vilain boss.
Une partie dure 10-20 minutes maximum, c'est frais, bien calibré, les races et jobs sont nombreux. Ce jeu a TOUT, absolument TOUT pour lui.

Parlons... PARLONS DODO ! Parce qu'il est déjà 3h30 mine de rien... Argh... Quels gouffres-temps ces blogs, heureusement que c'est qu'une fois tous les deux ans que ça m'arrive =D
Promis, demain je rempli la radio et je vous parle de trucs divers et variés.

mercredi 29 avril 2009

Et la vie continue.

Ca se voit que les exams approchent, sinon j'aurais pas eu cette envie brulante de perdre mon temps à écrire sur mon blog. Profitons-en pour chanter la vie ! Manger la vie ! Oui mon frère, lève toi, crie, secoue toi, monte sur un arbre, secoue ta branche, fais monter la sève. Amen.


En fait, je suis glauque là. Oui, je pense que je suis glauque. Merde. On va dire que c'est un vent de folie passager. Sinon un bon moyen de chanter la vie c'est aussi d'écouter Oingo Boingo. Parce que c'est bon, puissant, profondément eighties et original. (Voilà, c'était même pas intentionnel mais la transition pourrie est faite.) Vous connaissez Danny Elfman, le compositeur fou qui compose la musique (entre autre) des films Tim Burton, et bien Oingo Boingo était la première expression grand public de son génie.Une dizaine de gens forment ce groupe aux sonorités ska-rock-punk (si on peut dire.), aux paroles crues et teintées d'humour noir.


J'avais jamais entendu un truc pareil avant, j'ai entendu parler du groupe quand j'ai fait un recherche sur Code Lisa (Série passant sur KD2a et qui a fait fantasmé des tas de jeunes prépubères.) j'ai vu que le générique "Weird Science" était d'eux, je regarde les vidéos attachées et je trouve "Little Girl", l'hymne de Pedobear (Je tiens à rassurer, ce n'est pas une chanson ôde à la pédophilie, c'est une chanson dénoncant celle ci de façon très... Très.).


C'en est trop. Il m'en faut plus. Je télécharge l'album "Anthology" (Je tiens à dire à Hadopi que j'ai commandé le CD original.) pour écouter tout ça. Il faut préciser que le groupe est assez original, c'est quelque fois déroutant à la première écoute, mais après on y reviens et on en redemande. Je vais pas faire une critique de l'excellence du truc, mettre des mots sur une musique que j'apprécie est quelque chose que j'ai très difficile à faire, alors je vais vous mettre deux trois morceaux sur la radio et vous conseiller l'écoute de différents titres.

Les morceaux qui me trouent le cul : Nasty Habits, Insanity (On voit bien ici que Elfman était l'homme qu'il fallait à Tim Burton. Il faut savoir que Burton a choisi Elfman pour ses film car il était fan du groupe.), Dead Man's Party, Little Girls, Grey Matter, No spill blood, Stay, Ain't This The Life, ...

(P'tain, exploit, Oingo Boingo a dépassé Nobuo Uematsu dans mes charts lastfm et passe donc number ouone. Allez Nobuo, réagit merde, tu te fais lyncher par un vieux groupe has been.)


Puisque nous parlions musique, où plutôt puisque je parlais musique (Vous êtes pas très causants, voyez-vous.), je vous annonce l'ajout d'une trentaine de morceaux de  jeux oldies (Je tiens à dire à Hadopi que je n'ai pas les droits de ces morceaux, et que je l'emmerde parce que c'est introuvable.). Y'a de l'amiga cette fois ci les enfants et un morceau de Beneath a Steel Sky, de quoi péter les oreilles de votre entourage avec du chiptune des âges anciens.


En parlant d'oldies (Vous sentez bien la deuxième transition moisie ? Moi aussi.), on pourrait peut-être entamer le thème des jeux vidéo, comme ça, pour le fun. Tout d'abord le trailer qui m'a fait bien rire, celui de Final Fantasy Versus XIII, le jeu s'annoncait très très sympa au vu des premières cinématiques mais alors POURQUOI CA ? Ca détruit tout l'espoir que j'avais fondé, cette minute de trailer (le reste de la vidéo on s'en fout) est un concentré de clichés de mauvais gout, une mise en scène à la fast and furious (ou je ne sais quoi de mauvais), accélération, ralenti, split screen mais surtout LES PHRASES D OPERA EN ITALIEN avec une font ARIAL couleur bleu royal. Ce trailer existe-il vraiment, ou est-ce que mon esprit malade l'a inventé. Non je ne suis pas fou. Cette vidéo existe et remet en cause toutes les valeurs que j'avais porté en ce monde.

Je.. Mais attendez, j'avais jamais remarqué... Il.. Non.... Il... Je... Mgn. IL Y A UNE PHRASE DE SHAKESPEARE A LA FIN. JE ARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGH.


A part c't'horreur j'ai fait quelques achats sympathique depuis... Euh... Décembre (Il était temps.) : tout d'abord j'ai acheté Castlevania Harmony of Dissonance et Castlevania Aria of Sorrow. Le premier est tout à fait sympa à jouer mais il est très laid (bien plus que Circle Of the Moon), la palette de couleur est miteuse, les musiques sont fades et la difficulté inexistante. Le jeu se finit à 200% en 8 heures, bref on pourrait croire que c'est un peu du caca. Mais au final la sauce prend, c'est addictif, le chateau est sympa à explorer et les mouvements du héros sont un gros plus (Cette glissage avant est juste parfaite.).

En relisant ces quelques phrases je me rends compte qu'un gars qui n'a jamais joué à castlevania ne doit rien comprendre... Tant pis pour lui.


Le second par contre, Aria of Sorrow, est un petit bijou. Graphismes magnifiques, musiques de qualité, et un chateau vraiment superbe (On a droit à des zones variées mais toujours cohérentes, avec un level design correct.). De plus on retrouve un jeu avec une difficulté, moyenne certe, mais présente. Une très bonne pioche qui n'a pas vieilli, un bon "contemporain" de symphony of the night.


Bon j'arrête avec les jeux vidéo, ca devient lourd. J'ai une soudaine envie de vous parler de séries, surtout de Coupling. Mais le temps passe alors ce sera pas avant quelques mois (Ahah. Non c'est pas une blague. Ou peut être que si.).


Bonne journée à tous, bons blocus à certains.


Votre serviteur, Caelu, le minestrone vaillant.

mercredi 10 décembre 2008

Ca faisait un bout de temps!

Je profite de mon peu de temps disponible, avant de plonger la tête en avant vers la grosse période d'examens, pour faire acte de présence. Et je suis d'humeur à faire le point sur les trucs biens que j'ai découvert ces temps-ci, alors allons-y! 

Musique : Johann David Heinichen : Dresden Concerti (2CD)

Il s'agit ici de musique classique, d'un compositeur baroque peu connu ; Johann David Heinichen. C'est un album aux mélodies variées, toniques vraiment très bien mises en valeur par une orchestration impeccable.

Comme beaucoup, je pense, la musique classique reste assez inaccessible ; c'est un style complexe, extrèmement fourni, et à part les grands classiques c'est la galère de trouver chaussure à son pied : les ouvertures sont souvent les seuls morceaux entrainants, beaucoup de compositions sont à rallonge, etc.

Et bien cet album a la particularité d'être très accessible, et il m'a procuré un plaisir d'écoute immédiat. Les instruments sont simples : flûtes, violons, cor, hautbois, clavecin, etc... Et l'orchestration est agréablement minimaliste : on n'est pas noyé par un flot de violons soutenus par milles autres notes, chaque intrument est intense et marque bien sa présence. (On entend souvent les souffles lors des solos de flute, c'est le genre de détail magique que j'adore.).

Si, comme moi, vous saturez des "tchik-boum tchik-boum-boum-boum" je ne pourrais que vous conseiller de l'écouter.
Je vais mettre deux-trois morceaux dans la radio coup de coeur, vous pourrez ainsi vous faire un avis. 

(Titre entier de l'album : Johann David Heinichen : Dresden Concerti, Musica Antiqua Köln, Reinhard Goebel.)


Série : Battlestar Galactica :

Il existe deux arguments valables pour ne jamais avoir regardé cette série ;
1° Elle a un nom de merde. "Battlestar Galactica", si vous trouvez plus cliché et lourd sonnez moi. Mais tout a une explication ; cette série est un remake d'un film de science-fiction des années 70. Vous savez, ces années de bonnes idées enrobées de mauvais gout ? Non. Vous ne connaissez pas Zardoz, alors, un film avec Sean Connery en slip orange ? Tant pis.
2° Vous n'aimez pas la science-fiction. Sortez, je vous prie.

Battlestar galactica est une des meilleures série de ces derniers temps, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord les épisodes, longs (40 minutes), suivent tout le temps une trame principale, certains plus que d'autres, mais globalement il y a toujours un fil conducteur. On n'est pas dans un série à rallonge (D'ailleurs l'aventure se terminera à la quatrième saison.) comme beaucoup d'autres.

Ensuite le scènario est bon, même s'il part d'une idée très cliché (Les hommes créent des robots qui se rebellent.) il se bonifie et pousse l'aventure dans son aspect le plus intense. Ce scénario est servi par d'excellents acteurs, crédibles, mais surtout attachants tout en étant impalbables (Cela paraît peut être paradoxal, mais la psychologie de certains personnages est extrèmement complexe et imprévisible, ce qui n'empêche pas de leur donner un charisme fou.).
Qui dit scénario dit retournements, et ceux-ci sont (trop?) nombreux, toujours biens vus mais à force de voir des trucs énormes arriver (Vous savez, quand vous êtes sur le cul devant une scène, jubilant comme un porc, et lancant un beau "AINAAURME!") on peut se sentir un peu blasé.

Enfin, la musique est vraiment, vraiment fantastique. Elle colle merveilleusement bien à l'action et a un style enya-martial unique. Je me comprends.
Malheureusement, comme toutes les bonnes séries, il reste un gros danger : l'addiction. A ne pas commencer avant le blocus.


Flim : Howard the Duck :

Howard The Duck, un des plus gros échec du cinéma (Avec plein d'awards : le plus mauvais film, la plus mauvaise BO, les plus mauvais effets spéciaux, ...). 

Le film annonce "Georges Lucas presents", évidemment cet argument "bon film" a du en fâcher plus d'un. Parce qu'Howard c'est un nanard, mais un nanard 5 étoiles. C'est stéréotypé à en crever, le scénario peut s'écrire en deux lignes, tenez : Un canard alien humanoïde est transporté sur terre suite à un accident avec un laser ultra puissant, mais il ne sera pas le seul, un "Dark Lord de l'univers" s'ammène aussi. Et bien sûr c'est Howard qui va sauver la planète. 

Mais il a ses qualités, beaucoup de scènes sont délicieusement kitschs (Avec humour au cinquième degré.), y'a de la zoophilie, je trouve la BO très sympa (Rock eighties quoi, ca sent bon la nostagie.), et ce canard est beau (Et bien foutu). Ah, et la fin est fantastique. 
Bref ça se regarde quand on a un coup de blues et qu'on veut se remonter le moral, dans son lit, avec du coca et du pop-corn.


Jeu-vidéo : Le Professeur Layton et l'étrange village (Nintendo DS) :
 Je sais, on est assailli par les publicités pour ce jeu, mais pour une fois ça ne me dérange pas. Car on est ici face à un des meilleurs jeux de la console. 

Le concept est simple ; il faut résoudre un tas d'énigmes (plus de 130) diverses et variées. 
Pour donner de la forme à tout ça le jeu se déroule comme un jeu d'aventure ; on parcourt des tableaux 2D d'une finesse rare, pour enquêter sur la mystérieuse pomme d'or. La quête se laisse suivre avec grand plaisir, la narration est agréable et l'histoire est bien ficelée. Bien sûr, pour avancer il vous faudra réunir des témoignages que les habitants vous donneront si vous les aidez à résoudre diverses énigmes. C'est beau, intelligent, enchanteur. 

Les énigmes en elles-même ne sont pas toutes obligatoires, et elles sont de difficulté variable. Un seul petit soucis : il y a vraiment trop peu d'énigmes très difficiles, c'est pourtant un bonheur de passer des heures à se torturer le crâne sur un problème. Enfin, je suis peut être un peu maso. Sachez que le jeu vous offre 130 moments d'auto-satisfaction immenses, parfait pour redorer son égo. 

Le Professeur Layton est le cadeau de Noël idéal pour les gens de 10 à 70 ans (Ma grand mère a fortement adhéré.) ! C'est moi qui vous l'dis !


Voilà, j'ai mal aux doigts mais je termine tout de même en bonne et due forme en souhaitant bonne chance à tous les gens pour leurs examens! Et Joyeuse Noyel à l'avance! Et bonne année!